Le premier réflexe, en 360°, est de vouloir diriger le regard. C'est une erreur. Le spectateur regardera ailleurs, et il aura raison : c'est précisément ce qu'on lui a promis en lui donnant la liberté du cadre.
Nous avons appris à écrire des scènes qui tiennent quel que soit l'endroit où l'on regarde. Cela signifie plusieurs points d'attention simultanés, et une information principale répartie dans le son plutôt que dans l'image.
Le son devient le véritable outil de mise en scène. C'est lui qui indique où quelque chose se passe, sans jamais l'imposer.
Dernier point, souvent négligé : la durée des plans doit être plus longue. Il faut au spectateur trois à quatre secondes pour explorer un espace avant de pouvoir suivre une action.